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Henry de Lesquen est un haut fonctionnaire, homme politique et dirigeant de radio français, né le 1er janvier 1949 à Port-Lyautey. Se réclamant du national-libéralisme, il est classé à l'extrême-droite mais se qualifie comme étant de "droite modérée". Parfois appelé H2L, il est également surnommé Henry le mesquin par Alain Soral[1] et Henry de Lâche par Jean Robin[2].

Biographie Modifier

Origines Modifier

Henry de Lesquen est issu d'une ancienne famille de la noblesse bretonne.

Certaines sources, comme la Ligue de Défense Juive ou Philippe Ploncard d'Assac, prêtent à Henry de Lesquen des origines juives par sa grand-mère Médina, une marrane (séfarade espagnole) [3][4]. De son côté l'intéressé revendique du "sang espagnol" et descendre d'une princesse mauresque, il émet à ce titre l'hypothèse d'avoir du sang de Mahomet, prophète de l'islam[5].

Études puis débuts politiques au sein du Club de l'horloge (Depuis 1968) Modifier

Il intègre l'École polytechnique en 1968, où il y aura comme professeur Jacques Attali, qu'il accusera de l'avoir plagié. Après y avoir obtenu une licence ès sciences économiques, il rejoint en 1971 l'ENA. Il y devient ami avec Jean-Yves Le Gallou en discutant avec lui de la peine de mort. Ensemble, ainsi qu'avec 3 autres anciens élèves de l'ENA, ils créent en 1974 le Club de l'horloge. Ils entendent se démarquer du GRECE, dont ils critiquent le projet "métapolitique à long terme", tandis qu'ils recherchent des résultats plus immédiats en promouvant l'entrisme au sein des principaux partis politiques de droite de l'époque, le RPR et l'UDF. Il devient membre du RPR en 1977 jusqu'en 1985. En 2017, il déclare que "l'entrisme au sein des Républicains n'a pas donné grand chose".

Radio Courtoisie (1987-2017) Modifier

Lesquen est un invité régulier de Radio Courtoisie depuis sa création en 1987. Il y fonde en 2003 le Libre journal des idées politiques. En 2005, il devient membre du conseil d'administration de la radio. En 2007, il devient président de Radio Courtoisie. En 2012, il appelle à voter au 1er tour « pour la droite populiste, c'est-à-dire Frédéric Nihous, Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen », en excluant tout suffrage en faveur de Nicolas Sarkozy, puis à voter blanc au second tour.

Le 21 mai 2013, avec Philippe Conrad, Jean-Yves Le Gallou et Bernard Lugan, il découvre au siège de Radio Courtoisie le texte laissé par Dominique Venner après son suicide. Il déclare peu après espérer que « de ce geste naîtront un éveil des consciences et un mouvement ». La même année, il apporte le soutien de sa radio à La Manif pour tous.

Après avoir soutenu Marine Le Pen, il revient sur sa position quand le militant homosexuel Sébastien Chenu rejoint en décembre 2014 le Rassemblement bleu Marine. Par la suite, il accuse le FN d'être devenu « un lupanar pédérastique » « dirigé par une coterie d’homosexuels », et qualifie Marine Le Pen de « femme de gauche » « inculte » qui « s'éclate en écoutant de la musique nègre en boîte de nuit ».

À partir du moment où il se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2017, il devient impopulaire au sein de Radio Courtoisie. Paul-Marie Coûteaux publie sur Le Salon beige une lettre ouverte dans laquelle il l'accuse de nuire à la station de radio par ses déclarations en faisant fuir auditeurs et invités. Deux jours plus tard, sur le même site, Coûteaux cosigne un appel réclamant la démission d'Henry de Lesquen. En réaction, Lesquen le renvoie. Le 22 juin, une nouvelle lettre signée par des responsables d'émissions lui demande de démissionner. Henry de Lesquen présente cette querelle comme une « cabale des dévots [...] fomentée en sous-main par les nazis néopaïens et anti-chrétiens de TV Libertés » et assure vouloir être « candidat à [sa] réélection » à la présidence de la station en 2017.

Le 1er juillet 2017, candidat à sa succession à la présidence de Radio Courtoisie, il n'est pas réélu au sein du conseil d'administration, qui choisit alors Dominique Paoli pour lui succéder à la présidence. C'est à ce moment-là qu'il démissionne de Radio Courtoisie. Rivarol lui apporte son soutien.

Conseiller municipal de Versailles (2000-2014) Modifier

En juin 2000, il fonde l'Union pour le renouveau de Versailles (URV), dont il devient le président. En mars 2001, se présentant pour la première fois au suffrage universel, il dirige une liste divers droite (DVD) pour l'élection municipale à Versailles, qui obtient le soutien du Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret et sur laquelle figure Albert Chambon. Sa liste, qui provoque une triangulaire, obtient 26 % des voix au second tour et sept élus, dont l'athlète Luc Baggio et le journaliste Philippe Colombani, dit Aramis. Dans le même temps, candidat dans le canton de Versailles-Nord, il est battu par Alain Schmitz avec 31,55 % des voix.

En mars 2004, candidat aux élections cantonales à Versailles-Nord-Ouest, il est battu au second tour en triangulaire avec 25,51 % des suffrages. À cette époque, il est proche de Philippe de Villiers.

En juin 2007, au sortir du conseil municipal de Versailles, après que celui-ci lui eut tapé sur l'épaule, il assène un coup de poing au visage de l'adjoint Jean-Baptiste Marvaud ; ce dernier dépose plainte, sans suite. Le 14 novembre 2007, il annonce sa candidature à l'élection municipale des 9 et 16 mars 2008 à Versailles. La liste URV qu'il mène, classée cette fois-ci à l'extrême droite (EXD), bénéficie du soutien du MPF et appelle à une « révolution orange » en accusant la municipalité sortante de « détruire Versailles ». Anne Brassié figure parmi ses colistiers. La liste URV provoque comme en 2001 une triangulaire, et obtient 13,85 % au premier tour et 13,23 % au second tour. Réélu au conseil municipal avec deux de ses colistiers, Lesquen ne se représente pas lors des élections municipales de 2014.

Simulacre de campagne électorale pour les présidentielles de 2017 Modifier

Fin 2015, après qu'une fausse campagne ait été montée sur Facebook par des anciens du forum Comprendre l'encule et des membres du groupe Facebook L'Antre cuistre, Henry de Lesquen se prend au jeu et déclare être candidat à l'élection présidentielle de 2017, sans doute strictement afin de se faire connaître et de s'amuser puisqu'il n'a jamais réellement entamé de démarches afin de se présenter à la présidentielle.

Dans les mois qui suivent, il multiplie les apparitions médiatiques ainsi que les déclarations extrémistes et racistes, qui lui valent des poursuites ainsi qu'une vague de notoriété.

Certaines personnes novices en matière d'extrême-droite croient à un troll, plusieurs canulars visant à faire croire cette idée circulent d'ailleurs sur internet.

Il s'autoproclame président du "Parti national-libéral", parti inexistant en dehors des réseaux sociaux. Parmi ses engagements, il se trouve celui de raser la tour Eiffel, de rétablir la peine de mort, d'annexer la Belgique, le Luxembourg et l'île de Jersey, de punir l'avortement, de supprimer le SMIC, de lutter contre l'art contemporain et de bannir les "musiques nègres" dans lesquelles il classe le jazz, le blues, le rock et le rap, des médias publics.

Un ancien collaborateur de Radio Courtoisie avance que le mariage de sa fille aînée avec un Juif aurait été « l'élément déclencheur » de ses saillies antisémites.

Dans le même temps, concédant à Libération qu'il n'a « aucune chance » de recueillir les 500 parrainages, il dit envisager de se présenter à la primaire des Républicains en novembre 2016. Il compare sa candidature à celle de Donald Trump aux États-Unis, et dit vouloir fonder avec le républicain américain « un nouvel ordre international respectueux des nations ». Toujours dans le contexte de sa candidature, Henry de Lesquen est interrogé par Lucien Jean-Baptiste pour un documentaire sur le racisme, retransmis sur Planète +.

Le 31 mai 2016, son compte Twitter est suspendu en France. Finalement il cède sa candidature pour soutenir François Fillon aux primaires républicaines puis à l'élection présidentielle. Il fait partie des personnalités qui surnommeront le principal concurrent de Fillon à la primaire des Républicains Alain Juppé, "Ali Juppé". Il fera de même avec Marine Le Pen en lui attitrant le sobriquet "Malika Le Pen". Début mars 2017, il retire sa candidature en faveur de François Fillon et appelle à soutenir ce dernier « contre l'oligarchie cosmopolite » et pour « barrer la route à Macron ». À la suite du premier tour de l'élection présidentielle, il appelle à voter Marine Le Pen « contre Macron, candidat de l'oligarchie cosmopolite ».

Sa radicalisation finit par entraîner, en juillet 2017, son éviction de Radio Courtoisie.

Après la présidentielle Modifier

Après la présidentielle de 2017, Henry de Lesquen lance finalement pour de bon le Parti National-Libéral, mais soupçonne Karl Lapointe de trahison et l'exclut. Membre important du parti, cette exclusion provoque dès la naissance du parti la défection de plusieurs membres, dont Vira Simkova.

En septembre 2018, Henry de Lesquen lance l'émission hebdomadaire Quartier Libre sur Radio Athéna.

Relations avec la dissidence Modifier

Relations avec Alain Soral Modifier

Le 12 février 2009, dans le n°7 de la revue "Flash", Alain Soral publie un texte incendiaire contre Lesquen, l'accusant de sionisme en citant un article de Henry de Lesquen titré "L'exemple israélien" où il érige Israël en "exemple pour l'Europe chrétienne". Il accuse également dans cet article le président palestinien Mahmoud Abbas d'être "le Henry de Lesquen de Cisjordanie". Ce texte lui vaudra un procès de la part de Lesquen et d'être boycotté des ondes de Radio Courtoisie.

En juillet 2016, Lesquen déclare au Carrefour de l'horloge qu'Alain Soral serait "un goujat", "un grossier personnage" ainsi qu'un "agent d'influence de l'islam".

En 2017, Henry de Lesquen répond à Alain Soral sur sa chaîne YouTube. Il se défend d'être sioniste, considérant que c'est une affaire de juifs qui, en tant que blanc, ne le concerne pas, et il dit que ce texte était ironique. Sur le site d'ER, Lesquen est paradoxalement de temps en temps relayé sous un bon angle (quand il s'attaque aux Juifs), et d'autres fois, est présenté comme un idiot utile.

Dans l'épisode de "Soral répond !" de mars 2018, Soral revient sur Henry de Lesquen. Il prétend que Lesquen serait devenu un "antisémite déclaré" parce que sa fille est devenue l'avocate des chibanis et que sa nièce se serait mariée avec un juif. Soral dit qu'ainsi, Lesquen aurait été "trahi par les femmes". Il dit aussi qu'il le surnommait "Henry Le Mesquin". Il dit qu'aujourd'hui Lesquen serait "plus drôle et plus sympathique" car Lesquen s'en prend à "la communauté de lumière", et que ça serait la raison pour laquelle il n'attaquerait pas Lesquen, mais qu'il le prend pour une caricature. Il ajoute aussi que Lesquen ne comprendrait rien au monde musulman, aux ex-pays du tiers-monde et aux luttes d'émancipation du Sud.[6]

Relations avec Daniel Conversano et Suavelos Modifier

Au début, Conversano reproche à Lesquen de faire de la mauvaise publicité au nationalisme, de donner du grain à moudre à la gauche en besoin de ridiculiser le camp d'extrême-droite et surtout de critiquer Marine Le Pen, dont il voit l'élection comme étant le seul rempart des Blancs face aux Juifs. Cependant, à travers le temps, Conversano se rapproche de Lesquen et de ses fidèles nationaux-libéraux et entretient désormais des relations cordiales avec eux. En février 2017, alors qu'Henry de Lesquen est président de Radio Courtoisie, Daniel Conversano et son ami Yann Merkado sont invités dans une émission de Thomas Ferrier sur Radio Courtoisie. En avril 2017, Henry de Lesquen est interviewé par Daniel Conversano et Joffrey Marrot dans leur émission Vive l'Europe.

En juin 2018, une polémique éclate entre Suavelos et Lesquen au sujet de l'appartenance des Arabes et des Berbères à la catégorie des "Blancs". Lesquen pense que les Arabes et les Berbères sont Blancs, tandis que Conversano, Hassen Occident et Yann Merkado refusent de les catégoriser comme étant blancs, mais catégorisent cependant les Ashkénazes comme étant blancs. Lesquen s'en prend notamment à Merkado en le traitant de "candaule judéo-servile",[7] de "racaille cosmopolite"[8], et d'"agent d'influence du CRIF". Il le surnomme aussi "Moïse",[9] ce qui créé un point de divergence entre Lesquen et Vira Sadevotchka.[10] Lesquen publie une image dans laquelle il compare Daniel Conversano et le candidat de télé-réalité Moundir Zoughari.[11] Hassen Occident propose alors un débat à Henry de Lesquen sur les races humaines.[12] Lesquen traite ensuite également Conversano de "candaule judéo-servile" et accuse Suavelos de servir les intérêts d'Israël.[13] Cependant, en septembre 2018, Lesquen et Conversano font une apparition publique ensemble. Conversano répond à un internaute lui demandant s'il s'est réconcilié avec Lesquen que "Les vrais racistes ne restent jamais fâchés très longtemps".[14]

Relations avec Dieudonné Modifier

En novembre 2016, Henry de Lesquen suspend Thierry Bouzard, un animateur de Radio Courtoisie, après qu'il passe de manière succincte Nazi Rock de Serge Gainsbourg, Casser du noir de Patrick Sébastien ainsi que Shoah nanas de Dieudonné. D'après un communiqué publié sur le blog de Radio Courtoisie, Thierry Bouzard aurait été suspendu particulièrement à cause de la diffusion de la chanson de Dieudonné.

Henry de Lesquen sur Éric Zemmour Modifier

Henry de Lesquen pense qu'Éric Zemmour est un parasite pour la droite, parce qu'il n'aurait jamais appelé à la remigration (pourtant il a déjà manifesté son intérêt quant à la remigration dans une interview pour le journal italien Corriere della Sera, propos qui furent largement médiatisés), qu'il serait défaitiste quant au sort de la France (ce qui lui vaut d'être traité d'antifrançais par H2L), qu'il a fait l'éloge de Robespierre dans une interview pour Le Figaro, qu'il aurait plagié les travaux du Carrefour de l'horloge de Lesquen et, finalement, parce qu'il est juif, et français seulement "d'apparence".

Relations avec Paul-Éric Blanrue Modifier

En avril 2015, Paul-Éric Blanrue accuse sur son blog Henry de Lesquen d'être hypocrite quant à la question négationniste, puisqu'il a viré Martin Peltier sans ménagement après qu'il ait invité Robert Faurisson sur Radio Courtoisie. Il dit également qu'Henry de Lesquen aurait interdit aux directeurs d'émissions de Radio Courtoisie de parler du livre de Blanrue Jean-Marie, Marine et les Juifs. Salim Laïbi, comme à son habitude, soutient Paul-Éric Blanrue et le relaie sur son site.

Citations Modifier

En parlant de François Asselineau : "Ordure cosmopolite !"[15]

En s'adressant à Frédéric Haziza : "Menteur ! Pharisien !"[16]

Articles connexes Modifier

Références Modifier

  1. https://youtu.be/iKr6qXQ6pDg
  2. https://youtu.be/Y8vvDQBqDfw
  3. https://youtu.be/yoE9Ywt6oCs?t=660
  4. http://www.liguedefensejuive.com/henry-de-lesquen-ou-lantisemite-qui-veut-cacher-sa-grand-mere-juive-2016-10-23.html
  5. https://youtu.be/KfCu6Lk8wp4?t=2256
  6. https://radio.erfm.fr/?show=Soral%20r%C3%A9pond
  7. https://twitter.com/Lesquenlibre/status/1006958260350586880
  8. https://twitter.com/Lesquenlibre/status/1007256574698639360
  9. https://twitter.com/Lesquenlibre/status/1007263266039582723
  10. https://twitter.com/sadevotchka/status/1007264104489381891
  11. https://twitter.com/Lesquenlibre/status/1007659919321989121
  12. https://www.youtube.com/watch?v=DYPSpOFWu0U
  13. https://twitter.com/Lesquenlibre/status/1008453698920558592
  14. https://www.facebook.com/danielconversano.fr/photos/a.1985372148408384/2233995596879370/
  15. https://www.youtube.com/watch?v=bGY7uWU3zls
  16. https://www.youtube.com/watch?v=ZGVQD5XqKdQ